A propos

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“Mon travail est une mise en lumière de la dualité de l’humain :
entre image et identité ; entre consommation de masse et quête de vérité.”

Extrait du livre « Artist statement » édité par le CICA Museum, Séoul (SK)
Art Director: Leejin Kim
Editors: In Hye Seo, Heewon Bae
ISBN: 979-11-88671-00-7 03600

Biographie

Charlie Wayne (France, 1975) est un artiste photo-plasticien autodidacte. Son enfance est marquée par de longues périodes d’isolement en raison de problèmes de santé. Très tôt, il occupe le temps par la lecture, le dessin, la peinture et la musique. Sa fascination pour la photographie nait d’un choc visuel ressenti à 14 ans face au travail du photographe et vidéaste néerlandais Anton Corbijn lors d’un concert du groupe Depeche Mode.

Adolescent, ses parents lui offre son premier appareil photo Polaroïd, d’ou nait probablement son affection pour l’instantané, l’accident photographique et le format carré. Débutant une carrière scientifique, la création d’oeuvres qu’il garde confidentielles est pour lui une échappatoire. Ses influences et inspirations ont évolué au rythme de temps forts d’une vie ou crise d’adolescence tardive et crise de la quarantaine précoce ont fusionné.

Toujours obsédé par les notions d’image et de vérité, ses oeuvres à double lecture séduisent par leur univers sombre et mélancolique. Nominé aux prix internationaux d’art contemporain de Londres (2017) et de Monaco (gagnant du prix focus 2018), son travail a été exposé internationalement, et notamment à Venise et Séoul.

Démarche artistique

A travers mon travail, je questionne la place de l’identité et de la vérité dans notre monde gouverné par l’image et la célébrité. L’accumulation de photographies dans mes oeuvres fait écho au pouvoir de l’image de nos sociétés et à la consommation de masse.

Je puise mon matériel dans les fragments de vie réelle, la presse, les films, internet. Je projette ces images sur un mur de mon atelier, et les photographie sous divers angles afin d’en capter l’énergie à la manière des voleurs d’âme.

Imparfaits comme l’humain, déformés selon l’angle de prise de vue, plus ou moins contrastés et intenses selon l’exposition, j’utilise ces centaines de photographies comme autant de pixels que j’assemble pour recréer l’oeuvre finale.

Imposant ainsi une double lecture, l’invite le « lecteur » au mouvement et à l’introspection : si l’image superficielle peut être rapidement vue à distance comme on survole parfois sa propre vie, le sens profond de l’oeuvre se perçoit à mesure que l’on s’en approche, jusqu’à toucher la vérité. Chaque oeuvre peut ainsi être vue comme une mise en lumière de la dualité de l’humain, entre image et identité, entre consommation passive et quête de vérité.